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3 ans d’entrepreneure : j’ai passé (ou pas) le cap ?

Il était temps pour moi de t’écrire un article sur le cap que je suis en train de passer : mes 3 ans d’entrepreneure. Et oui, le 4 février, je viens de fêter 3 années à mon compte. 3 ans de challenges et 3 ans de cheffe d’entreprise. J’y suis et j’ai du mal à réaliser. Moi qui me considère encore comme une babypreneure, je me rends compte que cela est de moins en moins vrai. Même si j’ai encore plein de choses professionnelles à expérimenter, on ne se le cache pas.  

En lisant un article qui disait qu’un tiers des freelances ne survivaient pas à cette étape, j’ai eu envie de te partager ma propre expérience. Pour ce qu’elle vaut, chacun a évidemment son vécu, ses réussites et ses échecs.

J’en rigole souvent de ceux qui sont extérieurs à ce mode de travail. Et surtout à la façon dont ils nous perçoivent : les entrepreneurs qui ont de la « chance » de bosser « chez eux » « tranquillement » et « quelques heures par-ci par-là ».

Après 3 ans d’entrepreneuriat, j’avais envie de faire un point sans fioriture sur tout ça. Parce que, même si jamais je n’aimerais revenir en arrière, je dois avouer que je n’ai aussi jamais été aussi challengée que ces dernières années.

3 ans d’entrepreneure : le début de l’aventure.  

Avant d’avoir fait 3 ans d’entrepreneure, il y a eu un jour où j’ai eu envie de me lancer. Et franchement, jamais je n’aurai cru être à mon compte. D’ailleurs, ce n’était même pas un but en soi pour moi. Et personne n’était entrepreneure autour de moi dans ma famille. Je n’y connaissais rien.

J’accumulais plusieurs années dans la même entreprise à un poste à responsabilité que j’aimais beaucoup. Néanmoins, plusieurs sujets me pesaient de plus en plus. En effet, ils touchaient des valeurs que je défends encore plus aujourd’hui dans ma manière d’aborder mon entreprise : la valeur des femmes dans le monde du travail, la revalorisation, le respect des autres,…

Et un jour, c’était le mot de trop « de toute façon, tu n’es qu’une femme, cela restera comme ça ». Pour moi, c’était la goutte d’eau. Je dois partir avant de péter un vrai plomb. J’ai alors été simplement tapée sur Google une requête « travailler de chez soi ».

À ce moment-là, je saturai du monde extérieur, je me sentais littéralement agressée et j’avais besoin de me retrouver dans un lieu « cocon ». Et chez moi, je me sentais très bien. De plus, mes fils se plaignaient de mon manque de disponibilité, et j’avais envie de pouvoir être là pour eux. C’est encore mon WHY (ma raison de) le plus ancré en moi.

Bref, en faisant des recherches, je tombe rapidement sur le métier de Rédaction Web SEO. Et là, c’est le choc ! J’écris depuis des années sur le web à titre de loisir, mais je peux être payée pour cela ?

Salariée & entrepreneure : + de 2 ans de double emploi.

Je me décide assez rapidement de me former sur ce métier. Même si je suis une adepte de la rédaction sur le web, je n’ai pas le côté professionnel. Je ne connais pas le référencement naturel SEO, la Stratégie de Contenu ou le vocabulaire associé.

Au départ, mon but est de me faire un complément de salaire. Et de voir un peu ce que je peux faire à l’avenir. Je sais que je veux quitter l’entreprise, mais je ne sais pas encore comment et pour quel autre métier.

Évidemment, rien ne se passe jamais comme prévu. À peine je lance mon entreprise et je m’inscris sur des plateformes en ligne, que #celuidontondoittairelenom arrive en France. Je passe en télétravail à 100 % et mon temps de travail est divisé par deux. J’ai beaucoup de temps libre.

Et le monde du web connaît un essor : les boutiques et les prestataires de service se rendent compte de l’importance de leur présence en ligne. En somme, je trouve très rapidement des clients, et ce « complément » prend de plus en plus de place dans ma vie professionnelle.

C’est comme ça que je vais cumuler 2 ans ½ d’entrepreneuriat et de salariée. Si au début, je prends des petites missions par-ci par-là, mon activité prend de plus en plus de place dans mon quotidien. Et je me retrouve rapidement avec deux emplois à « presque » temps plein en même temps.

Pourtant, je décide de ne pas précipiter les choses. J’ai besoin de temps pour me décider, je ne sais pas si je pourrais assumer d’être 100 % entrepreneure et je tombe enceinte également.

Décision que j’ai prise le 4 juin 2022. Date à laquelle je quitte mon salariat, et je suis officiellement cheffe d’entreprise uniquement.

Ma plus grande leçon apprise en tant qu’entrepreneure.  

Je me suis souvent fait la réflexion pendant ces 3 ans d’entrepreneure qu’on n’apprend jamais à être patron de son entreprise. On doit tout apprendre sur le tas, au départ un peu seule, pour découvrir tout ce nouveau monde professionnel qui s’ouvre devant nous.

Je dois avouer que c’est la chose que je vais le plus retenir de ces trois années. Pour réussir à faire croître son business et à tenir la barre, il faut revenir à la base de toute chose : nous ! Si nous allons bien, alors notre entreprise et notre chiffre d’affaires peuvent évoluer. Si nous sommes bancales (et sans soutien alentour) alors… c’est plus compliqué.

Être entrepreneure m’a appris principalement que j’étais importante et que je comptais. Que je devais prendre soin de ma santé et de mes besoins.

Que je pouvais construire une entreprise qui s’adapte à mes envies, à mon rythme de vie, à ma façon de voir le travail, à mes valeurs ou encore à ma vie personnelle. Et non l’inverse.

Et ça, c’est révolutionnaire pour moi. J’ai toujours travaillé dans un monde d’hommes, et j’ai souvent dû cacher mes failles et m’adapter avec ma vie de maman.

Aujourd’hui, je reprends ma place au centre de ma vie, où mon travail n’en est qu’une partie.

Même si on peut avoir l’impression que c’est simple, cela m’a demandé au contraire beaucoup de temps pour réussir à comprendre cela. Et surtout, à perdre mes pensées limitantes acquises pendant des années et des années de salariat.

Au début, je me justifiais auprès des autres sur ma journée. Je devais presque lister mes tâches pour prouver que j’avais vraiment travaillé, même en étant à la maison. Comme si je devais « prouver » que je n’avais pas passé la journée devant Netflix.

Du coup, je m’imposais un rythme pire que quand j’étais employée. Avec le recul, je me rends compte que c’était ridicule. Mais quand on est dedans,…

À 8 h 30 tapantes, j’étais devant le pc et je ne décrochais pas. Même pas pour manger : je prenais mon repas devant mon pc. Je travaillais le soir et les weekends évidemment.

Je me sentais même coupable de ne pas en faire plus, et de ne pas avoir plus de clients.

Je lançais beaucoup de projets, qui ne me correspondaient pas forcément. Et qui n’ont pas eu les résultats attendus, forcément, j’ai eu du mal à les promouvoir. Je faisais tout, toute seule, et je produisais beaucoup de contenus. Je m’en voulais de sauter un post ou un article de blog, comme si je n’étais finalement pas à la hauteur de la tâche. Alors que j’étais « tranquillement chez moi ».

Au lieu de me « libérer », je m’enfermais de plus en plus dans un mode de travail qui ne me convenait pas. Et je n’étais pas disponible pour les miens, alors que j’en avais fait une de mes raisons principales.

Je me rappelle qu’à cette période, je recevais beaucoup de messages privés pour me féliciter d’être une sorte de « wonderwoman ». Une femme qui réussit à être partout et à tout cumuler sans aucun souci. J’avais même participé à un live Instagram avec Laure, en mode « moi, je peux tout gérer sans souci ». Ridicule. Cela a duré jusqu’à septembre dernier.

En juin, mon CDI s’arrête et je n’ai plus qu’un seul travail à la fois. Et je crois que c’est le déclic pour moi. Je ne dépends officiellement de plus personne. Je peux faire ce que je veux et créer l’entreprise de mes rêves.

C’est à cette période que je décide de revoir toute mon entreprise : mon identité de marque, ma cliente cible, mes processus, mon organisation personnelle et professionnelle, mes prestations, … Je ne veux pas tout jeter évidemment, mais m’adapter à moi tout simplement. Je suis le lien de tout ça.

Et si j’attends, rien ne sera à la hauteur de mes envies et de ma vie.

De plus, j’ai la chance d’être très bien entourée et de recevoir beaucoup d’amour. Moi aussi, j’ai envie de profiter de ceux qui sont là, autour de moi. Pour cela, je dois sortir de mon mode « boulot boulot boulot ».

La nouvelle version de ElleBlogue sort le 2 janvier 2023. Et elle ne m’a jamais autant ressemblé. Aujourd’hui, tout est présent et aligné pour réussir. Mais à ma façon.

Ainsi, je décide de :

  • Travailler pour mon entreprise le lundi.
  • Consacrer 2 jours par semaine aux enfants en limitant mon temps de travail.
  • Réserver 2 jours pour mes clientes et être productive en solo.

Rien n’est figé, car je déteste m’imposer un planning. Mais c’est une ligne de conduite. Je me rends compte aussi que m’affirmer davantage me permet d’attirer mes clientes idéales plus facilement.

J’ai enfin compris que je ne réussirais pas en business si je n’étais pas alignée avec celle que je suis vraiment.

Mon business côté chiffres.

Côté chiffres, en 3 ans d’entrepreneure, ElleBlogue, c’est :

  • 46 299 € de CA (en double emploi donc).
  • 82 clients et 250 factures.
  • 2 programmes en ligne sortis, 2 Ateliers Stratégiques Individuels et 13 Masterclasses.
  • 3 versions du site.
  • + de 590 articles rédigés.
  • 549 publications en ligne sur Instagram (j’ai archivé pas mal d’anciens posts.).

Grossièrement, je n’aime pas trop les chiffres, même s’ils sont utiles. Surtout pour voir notre croissance en business. Et encore plus quand on doute de soi.

Actuellement, j’épaule 18 clientes mensuellement, certaines avec qui je collabore depuis janvier 2021. J’ai principalement des contrats sur le long terme. Ce que j’adore, car on peut mettre en place une vraie Stratégie et voir des résultats.

J’ai réduit le nombre de mes prestations :

Même s’il m’arrive de rédiger encore des catégories, pages de site, fiches produits ou autres, je ne communique plus dessus.

Je ne travaille plus qu’avec des femmes à 99 % talentueuses, ambitieuses, déterminées et réellement sympas. Je me laisse la liberté de travailler avec des hommes selon le projet, ce que je fais encore pour 2 personnes.

Globalement, mes trois années ne se sont pas passé aussi facilement que cela.

Pourtant, je n’en retiens que du positif dans l’ensemble.

Je n’ai pas toujours été confortable, j’ai eu des échecs et j’ai dû gagner en expérience pour m’éclater davantage dans mon nouveau métier.

Néanmoins, j’ai pu faire les choses à ma façon depuis le début (même si ce n’était pas la bonne). J’ai rencontré énormément d’entrepreneures pendant ces 3 ans d’entrepreneure. Certaines qui sont des collaboratrices, d’autres des clientes ou encore des amies.

Je me suis construit un « réseau » qui me nourrit aussi : j’apprends sans cesse de nouvelles choses, je me forme sur les sujets qui me passionnent, j’échange et je rencontre régulièrement de nouvelles personnes super intéressantes.

J’ai même le plaisir de travailler avec ma sœur depuis quelques mois. Ce qui est un vrai plaisir pour moi.

Bref, je pense que tu as compris que je ne vais pas arrêter cette année de vendre mes prestations. Et de m’éclater avec tes articles de blog.

Je reste encore une jeune entrepreneure qui a tant de choses à apprendre. Mais cette première année en 100 % freelance est pleine de challenges pour moi. J’ai vu que le prochain cap « difficile » est aux 5 ans d’entrepreneure !

Alors, on se donne rendez-vous dans 2 ans ? Et toi, comment s’est passé ton cap des 3 ans ?

Et si tu veux travailler avec moi, je t’invite à prendre contact dès maintenant pour qu’on discute de ton projet ensemble.

Crédit photo : Salamo Photo

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